Thibaut Renoulet

Technique : Techniques mixtes, principalement du grès, , utilisation de tessons de verre, d’engobes et d’émaux, cuisson et re-cuisson en électrique

Écris à propos de ma démarche de céramiste : Diplômé depuis deux ans du DMA Céramique artisanale à l’École Duperré, j’ai choisi rapidement de trouver un atelier à la suite de cette formation.
C’est à Montreuil que je développe ma créativité en gardant l’essence de ce que j’ai pu faire naître dans mon diplôme de fin d’année.
J’établis mes formes au grès de recompositions, de re-cuisons, de mélanges , d’ajouts d’émaux, de fonte de verre, de tracés à l’oxyde, tout en y associant une ligne narrative, qui conduite par les titres de mes pièces, marque la résonance de la forme et de son attribut.
Du point de vue de : « Thibaut Renoulet traite du portrait.
Il a recours à l’écriture, au dessin, au dessin – écriture, au volume modelé ( masques, bustes en grès ) et à des entre – deux sortes de volumes muraux, du noms de Médaillons.
Outre le sujet qu’elles ont en commun, toutes ces pièces se relient les unes aux autres par la manière dont elles sont faites.
Approche plastique rudimentaire, Thibaut Renoulet ne fait appel qu’aux matériaux ramassés ou à portée de main.
Rendu brut, dessin naïf.
Toutes – aussi.
Diverses soient – elles plastiquement – se regroupent derrière la dénomination commune de de Tribu.
On peut y voir une société à caractère primitif, clanique et fortement hiérarchisée, dans laquelle le statut fait l’Homme.
Certaines figures, plus hybrides et plus grosses appartiennent aux règnes des Idoles, d’autres, toutes petites , les honorent et prient, quand d’autres construisent ce que d’autres cassent.
Les artistes, eux- mêmes, semblent devoir y trouver une fonction.
En réalité, ces portraits sont moins ceux d’individus désignés ( ancêtres, amis ….
) et figés à un temps donné que la galerie évolutive des états créatifs d’un seul individu qui n’est d’autre que Thibaut Renoulet lui même.
La question du masque, pour ses ambivalences multiples ( voir sans être vu, la falsification des ressentis, la duperie sociale….
) est pour lui essentielle.
Thibaut Renoulet établit également un parallèle entre l’écriture, qui lie entre eux les mots scandés et amoncelés (cf.
A.
Artaud, H.
Michaux), et les traitements infligés au grès ou à la porcelaine.
Il n’a pas toujours envie de respecter les temps inhérents à la matière, pas plus qu’il ne veut respecter parfois leur protocole de mise en oeuvre.
É mail, cuivre, verre viennent successivement recouvrir les pièces et donner lieu à d’innombrables cuissons, dans l’espoir d’une finalité enfin identifiée ou d’une révélation à caractère divinatoire.
 » Stéphanie Le Follic – Hadida.

Visiter son site :