Louis Mangin

Technique : Porcelaine, grès, cuisson bois

Là, l’émotion intervient.
Qu’a-t-elle à offrir si les résultats ne sont pas étudiés ? Quel désir nous porte lors des expériences que nous menons ? Souvent sous-tendu à une attitude indisciplinée, à défaut de règles strictes, je provoque l’accident, disons un accident à demi-maîtrisé.
Mais également au principe d’amoralité, pour ne pas être pris en otage par mon propre habitus et me voir enfin libre de faire.
Une valeur d’ignorance est importante aussi, elle articule une subjectivité qui traduit notre état et permet un rapport avec notre savoir pour ne pas concevoir la compétence comme une fin en soi, mais simplement comme un moyen au service d’autre chose, comme la condition de l’intuition, de la créativité, de l’audace.
A chaque instant, une autre modalité particulière de l’attention ; l’obsession, me pousse à faire et à m’exprimer.
Elle entre dans un processus cognitif sous-jacent à l’expérience nouvelle et renouvelée.
Cependant, je crois qu’une culture métaphysique et technique du sujet traité doit préexister.
En effet, penser un objet, guider un feu, faire un émail avec des médicaments… il faut une base à tout travail.
Rien n’est acquis.
Le lien c’est le désir, il traduit le manque, que l’on nomme parfois passion.
La curiosité nous porte, l’accomplissement de la tâche nous fait vivre, la signification de celle-ci, aussi absurde soit-elle, objective notre estime de soi, la base de la construction de notre personnalité.
Ces trois axes, selon moi, étayent le bonheur.
Nous reflétons notre image.

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