Psyché(s) mythes du corps et entraves

Témoin de l’intime, la psyché est ce miroir oblong qui dans le secret de l’alcôve voit le corps se dévoiler ou se parer ; jusqu’à se faire instrument de servitude où le regard est en quête de l’impossible conformité à tous les stéréotypes.
C’est aussi cette héroïne antique figurée souvent avec des ailes de papillon, image de l’âme diaphane dont les aventures initiatiques se feront l’archétype de tant de contes.
Et la psyché est encore ce moi intérieur qu’il nous arrive de guetter dans l’image que nous renvoie le miroir. Nos réalisations composées de la chatoyance des tissus de Chantal Tichit, des moulages de bronze d’Alexandre Behot et des transparences et reflets des miroirs et des plexiglas d’Hervé Duetthe formeront un parcours labyrinthique tout autour de réalisations communes qui seront comme le moyeu d’un espace où la richesse des matériaux interrogera les mythes antiques, la présence du corps et la fugacité des reflets.


Chantal Tichit

CHANTAL TICHIT 4
CHANTAL TICHIT 3
CHANTAL TICHIT 2
Jpeg
Mécanique des fluides
Fagots d_identités
Exsurgences
Artères souterraines
  Mes réalisations interrogent tous les déterminismes et ceux du genre en particulier, tels qu’ils orientent nos représentations des corps. Sur la scène sociale, le vêtement, sert, de manière exemplaire, autant à montrer qu’à masquer le corps qu’il enveloppe. Je pointe et déplie cette ambivalence, autant en élaborant des vêtements à mon usage, en créant des accessoires textiles, qu’à travers mes œuvres plastiques ; ouvrant chemins et passerelles entre intérieur et extérieur du corps. Ainsi, sont convoquées les lignes des différences et ressemblances et leurs frontières poreuses.

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Voir son site : chantaltichit.jimdo.com/

 
Duos :  

Hervé Duetthe

 

tête verre vert copie
main 1_modifié-2
bouclier d_Achille copie_modifié-1
_21
HERVÉ DUETTHE
HERVÉ DUETTHE quartier 1
HERVÉ DUETTHE

La représentation du corps a été à l’origine des premières intuitions m’ayant permis de pressentir ce qu’il m’importait de dire par la création plastique. Je reste fidèle à ce désir-là.
    Le corps donc, ou plutôt sa présence….ce qui nous fait ressentir un ensemble formel dessiné, peint ou modelé comme étant capable d’être devant nous comme l’écho d’un corps vivant.
    Mais cette approche fait courir le risque de formules largement ressassées par le passé de l’art, aussi faut-il se défier de la ressemblance, et comme le dit Jean Clair à propos d’Eugène Leroy chercher « l’apparition donc et non l’apparence, la manifestation de l’être non sa définition ».


Duos :

 

Alexandre Behot

Abysse1-4-495×400
Coulée-sauvage1-2-495×400
Nomisma1-5-495×400
Tension1-9-495×400

Alexandre Behot a découvert la fonderie par hasard. Ce premier contact, en 2008, fut une révélation. Depuis il arpente les multiples versant de cette discipline.

« J’aime m’imaginer comme l’explorateur d’un territoire méconnu qui serait l’ensemble de ce qu’il est possible de faire avec du métal liquide »

Après avoir étudié et pratiqué les techniques traditionnelles de fonderie d’art, il leurs cherche des alternatives, des biais, des dévoiements.

« Ce qui m’anime c’est la tension de la coulée et la surprise de l’ouverture du moule qui lui succède. Me laisser suspendre par le métal qui s’est peu ou prou plié ma volonté, observer comment il a investi les espaces de liberté que je lui ai ménagés ».


Duos :