Je d’intérieur(s)

Ton blanc et mon noir… Jeu de damier, de miroir, reflet de l’une dans le « Je » de l’autre… «Je d’intérieur(s)» est né de la réunion de nos univers, deux imaginations qui entrent en résonance et se prêtent au jeu.
L’échiquier est une terre commune, le lieu où soudain tout devient possible pour moi ici et toi là-bas, où la distance peut se combler en s’avançant l’une vers l’autre.
Le terrain de jeu devient celui de la rencontre, chaque pièce va au-devant de son double, de son reflet. Nos deux mondes se mêlent et se croisent, inventant à chaque déplacement une œuvre en perpétuel renouvellement.
Monde inversé et jeux de miroirs. Reflets du “je” et jeux de pouvoirs. Distorsions de l’espace et du temps. Confrontation symétrique et solidaire de nos deux univers intérieurs. “Nous” en rang stratégique de rencontres et d’échange.
Deux univers face à face, faisant mine de se défier et amenés à s’entremêler dans une dimension visuelle et narrative qui attend l’inattendu. Tellement humains : que de la stratégie de la contradiction puisse naître le merveilleux !

Carolina Cabrera

« Tous les arts procèdent d’un langage commun et les mots de cadence ou de rythme parlent autant au musicien, au danseur ou au peintre.
La peinture de Carolina fait danser de grands volumes qui basculent et scandent la surface de leurs ombres et lumières alternées ; le rythme musical des couleurs nous fait joyeuse tête, écarquille les grands yeux des personnages en liesse et fait pousser les fleurs qui grimpent au flanc des tableaux… et on s’approche de la toile et on est frappé par les résonances subtiles des transparences de la matière picturale, car tous les arts se nourrissent du désir de perfection.

Tous les arts procèdent d’un langage commun, le langage de Carolina est celui de la fête joyeuse, du tango de l’Uruguay et de l’humanité de tous les temps. » Hervé Dhuette, artiste-plasticien.

 


Duos :

Manoé

Voguer entre deux eaux
59778443_2266860616690652_3324616136657469440_o
Creuser ses failles

Peinture… Besoin viscéral presque de jeter mes sentiments dans la couleur, de les crier sur une toile, de laisser les émotions et les sensations prendre forme, s’estomper et se dégrader dans la lumière.

Je peins comme j’écris, et j’écris comme je vis… avec mon intuition, avec ma sensibilité… en me laissant guider par toutes ces choses qui s’agitent au fond de moi : l’intérêt pour ce monde si vaste, pour les gens si différents que je croise, pour la musique qui me nourris, pour les regards qui me touchent.

Corrélation évidente entre les traits de couleur sur mes toiles et les mots que je choisis ensuite, que j’assemble un à un pour former un poème. Ce poème né dans ma peinture et écrit dans le silence d’une page blanche me paraît être le complément indispensable de l’œuvre.

J’aime ensuite livrer ces productions personnelles aux yeux des autres, de ceux qui veulent les regarder. J’aime voir leur regard sur mes toiles, deviner les questions en eux, comprendre ce qu’ils ressentent et perçoivent. 

 


Duos :